Ce à quoi tu résistes persiste, ce que tu acceptes, tu gagnes du pouvoir en l’utilisant !

Dans cet article il sera traité de :

  • pourquoi les peurs nous viennent,
  • comment les utiliser à notre avantage,
  • différentes méthodes pour les accepter et les utiliser,
  • enfin en faire un moteur dans notre vie et non un frein.

Accepter ses peurs pour en faire des alliées

 

Voilà ! Me voici devant cette foule de personnes qui me regardent, ce n’était pas prévu! Ce concours de salsa je m’y suis inscrit au dernier moment, des amis m’y ont invité… Je me retrouve là presque par hasard… Il y a du stress, le “lâcher prise” s’est fait la malle ! Mon cœur tape la chamade comme un fou et c’est lui qui va s’enfuir de ma poitrine à ma place dans pas longtemps si ça continue…

Je me rappelle d’un ami musicien qui avant d’entrer dans un concert était toujours mort de trouille et m’avait dit :

Je sais que je vais faire un des meilleurs concerts de ma vie parce que sinon je ne serais pas aussi stressé !

C’est cette même peur qui le poussait à se dépasser une fois sur scène. Ainsi il savait que plus il avait peur et plus le concert allait être génial. Magnifique croyance !

Alors oui, j’accepte ma peur. Je ferai comme je peux avec ou sans confiance, ça donnera ce que ça donnera. Il y a la joie et le stress mélangé, les genoux qui claquent et la sueur qui coule sur mon front ! C’est pas le top, mais ça sera suffisant pour l’instant!

J’ai fini 3ème sur le podium avec un sourire aussi grand qu’un smiley content 😉 Un des meilleurs souvenirs de ma vie!

La peur c’est l’amie qui vous prévient que vous prenez un risque, que vous avez quelque chose à gagner et que vous sortez de votre zone de confort ! C’est l’indicateur du progrès!

Le corps est stimulé, le rythme cardiaque s’accélère, on est dans le vrai, dans la vie !

Mais parfois les doutes arrivent et sont paralysants. Cette petite voix qui dit que ça ne va pas marcher. Comment ne pas l’écouter ? Comment passer à l’action et ne pas rester immobilisé ? La première chose c’est de ne pas se forcer à être ou à faire quelque chose de différent de ce qu’on est !

Tel que je suis aujourd’hui, je peux y arriver, au moins j’essaye.

La peur est là et elle partira toute seule dans l’action ou on fera avec, inutile de la combattre. Il y a toujours à gagner à accepter ses peurs. L’idéal est de les utiliser comme des atouts.

Voici maintenant quelques techniques qui, utilisées avec régularité, permettent de prendre de bonnes habitudes pour faire de nos peurs des amies du succès :

La visualisation du succès et rendre ridicule ses peurs

 

Au lieu de les rejeter, pourquoi ne pas écouter ses peurs? Les laisser parler. Voir exagérer ce qu’elles disent pour les rendre ridicule ! Cette technique vient de la PNL Programmation Neuro-Linguistique.

On imagine par exemple, si on doit parler en public, que les gens vont jeter des peaux de bananes, que le plafond va s’effondrer, on rajoute une musique rigolote des années 80 comme « le petit bonhomme en mousse », quelques éléphants verts qui se baladent et toute cette scène projetée dans l’espace avec des scaphandres pour tout le monde. On prend une voix ridicule, on change le décor. Puis on voit le public aux dents jaunes écaillées et aux yeux de couleurs verts et oranges. Enfin on met la scène à l’envers et un peu flou, à 10.000 km de nous . Voilà ça ne fait plus aussi peur vu comme ça non?

Bon maintenant il faut juste remercier la voix des doutes de nous alerter du risque mais c’est nous les acteurs de nos vies. “Merci et on en reparlera après. Et je continue maintenant, je passe à l’action.”

Enfin on peut visualiser à l’inverse son succès, se faire une image précise de la réussite qu’on veut obtenir. La scène parfaite avec la victoire qu’on attend avec les paillettes et les roulements de tambour!

Exercice sur la respiration 

 

L’exercice est simple : L’air rentre et sort du corps doucement.

  • 5 secondes d’inspiration jusqu’à ce que les poumons soient plein d’air,
  • 3 secondes où l’on retient le souffle,
  • 5 secondes d’expiration jusqu’à ce qu’il n’y ait plus un gramme d’air dans le corps,
  • 3 secondes où l’on retient le souffle,

Répèter 3 fois le cycle précédent

Dans les différents exercices de méditation bouddhiste et yoga, j’ai appris à utiliser le Pranayama : le contrôle du souffle! Une technique simple en cas de doute consiste à prendre quelques grandes respiration et se focaliser sur le souffle : Il nous ramène à la vie ! Se connecter à sa respiration ramène le corps au moment présent et ralentit le rythme cardiaque. Le mental revient au niveau physique, ce qui le calme automatiquement.

Se focaliser sur d’autres choses que ses peurs et notamment sur son souffle permet de prendre conscience de son corps. Une fois la peur partie, il est possible de repasser dans l’action.

Observer son émotion comme un spectateur

Quand une émotion est trop forte (comme la colère ou la haine), une méthode simple est de regarder son émotion de l’extérieur. L’idée est de ne plus y être connecté émotionnellement mais d’observer son ressenti comme un spectateur. On observe ce qu’on ressent mais on n’en fait plus partie. Cela permet de prendre une distance.

C’est comme consoler l’enfant qui est en nous frustré, fatigué, énervé. On lui dit que ses émotions sont justes, qu’il a raison. Mais c’est un ressenti. Ces états mentaux correspondent simplement à une blessure et ce n’est pas grave. Il/elle vaut la peine tel qu’il/elle est et tout va s’arranger.

La distanciation de ses émotions permet de reprendre un contrôle temporaire sur son état mental. On observe l’émotion jusqu’à ce qu’elle parte. On peut ensuite rajouter une autre émotion à la place comme la compassion.

Passer à l’action dans l’instant présent :

Enfin on peut sortir de sa tête quand la peur nous empêche d’agir. Il s’agit de faire taire la voix des doutes et des peurs et de passer à l’action. Ne plus se connecter au passé et aux ratages, ne plus se focaliser sur le futur et sur la possibilité d’échouer mais se connecter sur l’ici, le maintenant, le tout de suite. Et… Passer à l’action !

En agissant tout de suite on court-circuite nos peurs et on ne leurs laisse pas le temps de s’exprimer. C’est comme sauter à l’élastique. Si on regarde le vide, on ne veut plus sauter. Il faut juste courir et s’élancer. Aller hop ! Waoooaaaaaa!!!

Pour résumer :

Je terminerai en disant qu’il faut accepter ses peurs et ne pas se bagarrer contre elles. On avance pas à pas sur le chemin des progrès. Exprimer ses peurs à ses proches qui nous encouragent permet de les désacraliser et de les banaliser. Comme en psychanalyse, verbaliser ses peurs leurs faires perdre de leurs importance. On se rendra vite compte que beaucoup d’autres personnes ont des peurs similaires et certains ont déjà réussi à les vaincre. A vous de leurs demander comment. Les gens ne sont pas si intéressés par vos échecs, en fait la plupart sont déjà suffisamment perturbés par leurs propres vies pour ne pas s’occuper de vos doutes. Les seuls qui y accordent vraiment de l’importance essayent tant bien que mal de vous encourager à vous dépasser, parfois ils expriment leurs peurs de vous voir réussir car vous faites des choses qu’eux-même n’oseront jamais faire ou n’ont pas réussies. Remerciez les et continuez. Ne laisser pas les gens choisir à votre place.

Au final, vous êtes le seul maitre de votre vie, alors si ce n’est pas vous qui agissez c’est quelqu’un d’autre qui s’en chargera mais le vrai combat n’est contre personne d’autre que vous-même. On s’accepte et on fait le premier pas!

Dans cet article vous avez vu que :

  • il ne faut pas rejeter ses peurs mais les accepter pour pouvoir en tirer plus de force,
  • le fait de parler de ses peurs avec de bons ami(e)s peut aider,
  • visualiser ses peurs en les exagérant jusqu’à les rendre ridicules les dédramatise,
  • des exercices de visualisation du succès,
  • un exercice de respiration qui focalise l’attention sur le souffle pour calmer le stress,
  • visualiser sa peur de l’extérieur en l’observant comme un spectateur permet de s’en détacher,
  • enfin passer à l’action dans le moment présent pour reprendre contact avec la réalité. Cela consiste à sortir de ses pensées, sentir le moment présent puis agir.

Et vous comment faites-vous pour combattre vos peurs ?

2 thoughts on “Affronter ses peurs ou les accepter

  1. Sujet très intéressant !

    Je me suis reconnu dans cet article car comme beaucoup de player j’ai dû parfois surmonter des peurs plus hautes que l’Everest !

    Mais de par ma volonté de réussir et les actes qui surviennent je peux dire qu’ “il n’y aucune peur que l’on ne peut surmonter” : la seule question à se poser c’est : “Est-ce que je veux vraiment au plus profond de moi la surmonter ? ” : Si la réponse est oui ou peut-être : innutile de chercher plus loin et appliquer les conseils donné par Raphaël.

    Pour l’avoir côtoyer (encore maintenant) sur le terrain (de toute nature) j’ai vu que la peur est quelque chose d’irréel quand on y pense : car c’est juste un message de notre corps pour nous dire : VAS-Y tu vas Kiffer !”

    Grâce à Raphaël et mon mentor (ils pourront surement en témoigner) en l’espace de quelque semaine je suis partis d’une confiance en moi de -2/10 à 8/10 maintenant : et cela ne fait que monter à chaque acte je progresse de 0.20 /10 ;).

    Pour finir, pur ceux qui doute de la sincérité de mes propos : et oui je vous vois !, il n’y a qu’une seule façon de vous prouver que cela marche : AGISSEZ ! et pour vous y aidez vous avez l’occasion d’avoir un formateur dans ce blog (qui contrairement à beaucoup d’autre ne parle que de ce qu’il connait et pratique souvent !) alors retrousser vos manches, suivez les conseils prodigués ! et je vous assure que votre vie prendra une toute nouvelle direction !

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